lundi 17 avril 2017

Harry Styles des One Direction se lance en solo... et c'est bon !






Je vous vois déjà devant votre ordinateur devant ce titre d’article. Mais qu’est ce qui lui arrive ? Comment peut-il mettre dans la même phrase « One Direction » et « bon » ? Et pourtant…

Il y a quelques jours le plus chevelu des One Direction a surpris son monde en dévoilant un premier titre en solo. Exit les chansons aux mélodies faciles des One Direction, pas de titre qui surfe sur la vague r’n’b langoureuse du moment (The Weeknd ou son ex partenaire Zayn Malik). Harry Styles a choisi de prendre tout le monde à contre courant.

Depuis le début du groupe, Harry Styles apparaissait comme le plus fort potentiel des One Direction. Bon chanteur, auteur-compositeur, télégénique, le Britannique était porteur de beaucoup d’espérance. Premier signe d’une nouvelle orientation à sa carrière : l’interprète de « Best Song Ever » a réussi le casting (oui, il a du passer un casting !) du nouveau film de Christopher Nolan, « Dunkerque ». On imagine mal le réalisateur de la trilogie « The Dark Knight » choisir Harry Styles juste pour avoir un chanteur connu dans son film. Ce n’est pas le genre de la maison et il a vraiment pas besoin d’une telle exposition pour faire exister son nouveau film !

"Sign Of The Times", un choix surprenant et gagnant !


Pour lancer sa nouvelle carrière, Harry Styles a choisi un titre surprenant… « Sign Of The Times » ne répond pas aux critères des tubes radio du moment. Plus de 3 minutes, pas de beats pop - r’n’b’, le titre n’est pas le plus accrocheur et le plus commercial du moment. Et pourtant, celui-ci est devenu numéro 1 dans le monde. Il faut l’avouer : c’est mérité. La mélodie est belle, la petite guitare électrique fait du bien aux oreilles, le final est grandiose (surtout sur la version live) et la voix tantôt aigue tantôt grave montre que Harry Styles est un bon chanteur. L’artiste a misé sur la sobriété : grand bien lui en a pris.



Sur le plateau de Jimmy Fallon pour « SNL » aux Etats Unis, l’artiste a chanté pour la première fois en live ce titre. Pas de playback, accompagné d’un groupe musicien, look so British : là encore, Harry Styles enchaîne les bons choix pour sa carrière. Durant l’émission, l’artiste a dévoilé un second extrait de son futur album, qui sera publié le 12 mai prochain. Guitare à la main (car en plus, il est aussi musicien…), Harry a interprété « Ever Since New York ». Toujours à contre courant des canons musicaux du moment, l’artiste montre qu’il faudra compter avec lui. 




Sur quel chemin marche Harry Styles ? Est-ce celui de Robbie Williams et Justin Timberlake qui nous ont prouvé qu’on pouvait sortir d’un boys band et avoir du talent et du succès en solo ? Si ce dernier est au rendez-vous, acceptera t-il de refaire partie de son groupe ? Arrivera t-il à convaincre un plus grand public que celui des jeunes filles (cible phare du groupe) ? Seul le temps nous le dira mais s’il continue de faire les bons choix pour sa carrière, nul doute qu’il saura faire oublier le petit garçon à la mèche rebelle de ses débuts ! 

samedi 25 mars 2017

Rencontre avec Aude Henneville






A l'occasion de la publication de son nouveau titre, "On m'avait dit", nous avons rencontré Aude Henneville, la finaliste de la première saison de "The Voice".

Pouvez-vous nous présenter votre parcours avant votre participation à l'émission de TF1, "The Voice" ?

J'ai commencé à écrire et à composer en 2004. L'année suivante, j'ai participé aux "Rencontres d'Astaffort", présidées par Francis Cabrel, en qualité d'auteur. En 2006, j'ai fait mon premier CD autoproduit qui, d'ailleurs, n'est plus disponible. Puis, j'ai fait une tournée avec l'équipe de "Yamaha" pour présenter leurs nouveaux instruments. En 2008, j'ai fait la tournée de la "Française des Jeux", écrit et composé le final de celle-ci. Entre 2009 et 2011, j'ai écrit et composé un conte musical pour enfants ("Le fabuleux rêve d'Amélie), écrit pour moi, pour d'autres artistes, enregistré et fais quelques dates. Enfin, en 2012, j'ai participé à "The Voice".

Que vous a apporté l'émission de TF1 ?

Une visibilité certes, mais elle m'a surtout permis de mettre les deux pieds dans la musique. Depuis l'émission, je suis intermittente du spectacle et je vis de ma musique.

Si vous pouviez revenir en arrière, referiez vous "The Voice" ?

Sans hésitation, oui ! J'ai fait de belles rencontres. Je pense, notamment, à Claude Cyndecki, qui m'a fait confiance et m'a donné la chance de venir défendre mes chansons en 1ère partie de "Stars 80", pendant près d'un an. Plus de 80 dates qui se sont achevées à Bercy devant 17 000 personnes. Ca a été une expérience incroyable que je ne suis pas prête d'oublier.

Beaucoup de talents de l'émission se plaignent de l'importance donnée aux membres du jury alors que vous les croisez peu. Quelle est la réalité ?

Personnellement, je ne m'en suis jamais plainte. Mais il faut bien avouer que derrière les coachs, il y a des co-coachs. Ce sont eux qui font tout le travail. Ils nous encadrent, nous conseillent... La logique des choses voudrait que tout le mérite leur revienne.



En 2015, vous avez sorti votre premier album. Que retenez vous de cette expérience ?
Ca faisait un moment que je trépignais d'impatience de sortir ce premier album. J'ai pris tout mon temps pour le concocter. C'est un album qui me correspond à 200%. J'y ai mis tout mon coeur. J'ai de superbes musiciens qui ont adoré y participer (Hervé Brault, Jean-Yves D'Angelo, Robert Legall, Laurent Vernerey, Loïc Pontieux, Christophe Maé, Lionel Suarez).

Combien d'albums avez vous vendus ? Est-ce que les ventes et les concerts vous permettent de vivre de la musique ?

Il faudra interroger ma production pour connaître les ventes. Pour le moment, j'arrive à en vivre, mais ce n'est pas chose aisée. Après les doutes et les remises en questions, je fais en sorte de toujours donner le meilleur de moi-même pour continuer dans cette vie qui me passionne.

Regrettez-vous l'absence de soutien de TF1, des membres du jury, y compris votre "coach" Louis Bertignac, lors de la promotion de cet album ?

C'est dommage. On vit quelque chose de très fort pendant l'émission, et un jour, tout s'arrête... La nouvelle saison débarque... et on se sent comme "étranger". Toutefois, connaissant le milieu un peu particulier de la musique, ça ne me choque pas outre mesure. J'aurai, effectivement, aimé un peu plus de soutien. Cela ne m'empêche pas pour autant d'avancer... Au moins, je sais que tout ce que je mets en oeuvre est uniquement lié à mon travail.

Qu'avez-vous fait depuis la fin de la promotion de l'opus ?

Des vacances ! C'est important de prendre le temps de se ressourcer pour mieux repartir... Autrement, je continue d'écrire, de composer, autant que je peux... Je démarche, également, par mail ou via les réseaux sociaux. Trouver des événements, des festivals, des concerts n'est pas une tâche facile. 



Vous venez de sortir un nouveau single intitulé "On m'avait dit". En plus de vos influences pop-folk, on ressent des nouvelles sonorités country. Est ce une nouvelle orientation musicale ?

Il est vrai que des instruments comme le banjo ou encore la steel-guitar ont une connotation "country", et même si j'aime ce type de musique, je pense toutefois rester dans un univers classique chanson française folk. 

Que pouvez-vous nous dire sur ce nouvel opus ? 

Je prépare, actuellement, une sortie d'EP qui viendra accompagner mon single "On m'avait dit", fraichement publié. D'un aspect couleur, je reste dans ce que j'aime faire : la folk. J'ai laissé la réalisation à Hervé Brault, qui avait fait un excellent travail sur mon précédent album "A part ça tout va bien". Pour ce qui est de la sortie, je la désire au mois de Mai, mais je n'ai pas encore arrêté de date.

Quel serait votre rêve ultime pour votre carrière musicale ?

Vu la conjoncture actuelle et la difficulté du milieu, si je pouvais continuer à vivre de ma musique, ce serait le plus beau cadeau.

Demain, vous rencontrez le même succès qu'un Kendji. Vous sentez-vous prête à vivre cette expérience et à affronter tout ce qu'il y a autour ?

C'est tout ce que je me souhaite... Je serai juste obligée d'agrandir mon groupe !!! (rires)

Comment vous voyez vous dans 10 ans ?

Il est déjà tellement difficile de se projeter d'une année sur l'autre...

Dernières questions : quel a été le premier album que vous avez acheté et le premier concert auquel vous avez assisté ?

Le tout premier album doit être celui de Sting. Quant au concert, c'est celui de Francis Cabrel.

Merci Aude. J'espère que nous pourrons nous revoir à l'occasion de la sortie de votre EP.

Plaisir partagé !

Mickaël Maillard

samedi 18 mars 2017

"The Voice" : seule la voix compte ?




Depuis quelques semaines, l’émission phare de TF1 est revenue sur nos écrans. Comme chaque année, les audiences sont un succès. Les clés de la réussite : un concept novateur (le jeu des sièges est révolutionnaire), un jury compétent et télégénique, et des voix… Ici, pas de casserole : que des grandes voix.

Cependant, « The Voice », programme international, était surtout connu pour ne jamais lancer de carrière. Aucun « talent » n’avait connu le succès à travers le monde. Sauf en France… Depuis son lancement, l’émission a révélé Louane, Kendji Girac, Slimane, Luc Argobast, les Frero Delavega, Amir ou encore Claudio Capéo. Aujourd’hui, ces artistes ont vendu des millions d’albums, rempli des zénith ou même gagné des récompenses (NRJ Awards, César, ...). L’objectif de « The Voice » est de repérer les futurs artistes en ne les jugeant que sur leurs voix… Tout du moins, au début de l’émission puisque, plus tard, les choix peuvent se faire sur d’autres critères…

Un artiste peut-il être qu’un bon interprète ?


Nikos Aliagas, l’animateur de l’émission aime répéter que « seule la voix compte ». Est-ce vraiment le cas ? Peut-on faire carrière dans la musique, et plus particulièrement, dans l’univers de la pop actuelle en ayant qu’une « belle voix » ?

Aujourd’hui, il semble difficile pour un artiste de n’être qu’un « bon chanteur » pour réussir dans l’industrie musicale. Est ce que les Katy Perry, Rihanna ou Shakira auraient le même succès si elles avaient eu le physique moins avantageux de Susan Boyle ? Et inversement, Susan Boyle aurait-elle eu plus de succès si elle avait eu la plastique de ces « pop stars » ? Bien sûr, on peut aussi se dire que l’artiste britannique n’a pas eu la chance d’avoir les mêmes compositions que ses consoeurs américaines. Il y a, aussi, les exceptions telle que Adèle qui ne rentre pas dans les canons de la beauté actuelle mais quelle voix...

En France, la réalité n’est pas aussi forte qu’aux Etats-Unis où l’image est plus importante. Beaucoup de nos chanteurs ou chanteuses ont (ou ont eu) un physique avantageux et ce, depuis le début de l’industrie musicale (années 60) : Johnny Hallyday, Claude Francois, Sylvie Vartan, Mike Brant, Marc Lavoine, Patrick Bruel, Nolwenn Leroy, ou encore Matt Pokora pour ne citer qu’eux. Tous ces artistes, bien qu’ayant de grands talents artistiques, sont aussi connus pour leur plastique. Est-ce que Matt Pokora aurait le même succès s’il avait eu le physique de Gérard Jugnot ? 


L’exception culturelle française


Evidemment, dans notre pays, nous avons également connu des artistes à succès qui n’étaient pas taillés pour les défilés de mode tels que Charles Aznavour, Edith Piaf, Georges Brassens, Francis Cabrel, ou encore Alain Souchon. Ces grands artistes ont misé sur d’autres atouts : leur écriture, leur voix ou encore leur personnalité. Il est évident qu’un chanteur au physique avantageux peut avoir aussi des qualités artistiques. D’ailleurs, les « artistes » qui ont tout misé sur leur physique restent rarement sur le devant de la scène sur la longueur. Dans cette catégorie, on peut penser aux boys-bands français des années 90, par exemple, qui étaient plus connus pour leurs abdos que leurs prouesses vocales (à la différence des groupes anglophones qui avaient les deux). 

L'exemple de Céline Dion est aussi remarquable. L'artiste Québécoise est, on le sait, une des plus grandes interprètes au monde. Elle pourrait chanter le bottin téléphonique (qui n'existe plus d'ailleurs...) que ce serait un succès! Pour conquérir le monde, son mari, René Angélil, l'avait complètement relookée (opérations dentaires, changement de coupe de cheveux et de vêtements). Pourrait-on imaginer Céline Dion interpréter "My Heart Will Go On" avec son physique des années 80 ?

Oui, le physique compte forcément, surtout dans notre société. Cependant, en France, il ne suffit pas. Il semble impossible dans notre pays d’avoir un chanteur ou une chanteuse faire une grande carrière en réalisant des concerts entièrement en playback et misant tout sur des artifices (physique, danse, …). Certains artistes américains n’auraient pas la même carrière dans notre pays s’ils étaient français… En France, le temps fera toujours son travail et laissera les imposteurs sur le bord de la route : « la beauté est éphémère » mais la voix est éternelle… 


dimanche 5 mars 2017

Ed Sheeran, un homme en or !



Il y a quelques jours, Ed Sheeran a publié son nouvel opus intitulé « Divide ». Premier des ventes dans le monde, records battus sur Spotify : rien ne résiste à l’artiste Britannique.

La pop music est un cycle : chaque décennie un artiste apparaît sur la scène internationale et devient celui que rien n’arrête, celui qui devient l’idole du moment. Cette période, un état de grâce, permet à la star de devenir le numéro 1 et celui que tout le monde s’arrache.

Sur les dernières années en France, on peut penser à des artistes tels que Pascal Obispo, Gérald de Palmas, Calogero, ou encore Raphaël. Quant à Vianney, il peut devenir celui des prochaines années… Aux Etats-Unis, ce rôle est généralement joué par un producteur : Timbaland, Pharrell Williams ou encore Max Martin (on reviendra sur ce phénomène prochainement) sont passés par le stade « Songmaker du moment ». En Angleterre, sur les dernières années, ces artistes qui ont été dans cet état de grâce ont été Robbie Williams, James Blunt, les One Direction et aujourd’hui… Ed Sheeran !

Comment est-il devenu un artiste incontournable ?


L’artiste anglais s’est installé doucement mais sûrement sur le toit du monde de la pop music. Tout d’abord, avec un premier album et le titre « The A Team » qui ont fait découvrir son style si particulier : mélange de pop, folklore irlandais et de hip-hop. Puis est arrivé le raz de marée… Que dis-je, un tsunami ? Son second opus porté par « Sing », « Photograph » et bien évidemment « Thinking Out Loud ». Ce titre (et son magnifique clip chorégraphié) a ravagé les coeurs et fait aujourd’hui le bonheur des mariages partout dans le monde. Cette ballade intimiste a, d’ailleurs, séduit les Charts du monde entier.

Découvrez sa prestation lors du « Rock In Rio 2015 » :



Avant de publier « Divide », Ed Sheeran a prêté sa plume à Taylor Swift (« Everything has Changed »), aux One Direction (« Little Things »), Justin Bieber (« Love Yourself »), à la bande originale de la série « Sons Of Anarchy (« Make It Rain »), Robbie Williams (« Pretty Woman »), ou encore James Blunt (« Make Me Better »). L’artiste est devenu un « hit maker ».

Que vaut son dernier album, « Divide » ?


Les fans de la première heure ne seront pas déçus par ce nouvel opus puisqu’on y retrouve tous les ingrédients d’un excellent Ed Sheeran : la guitare, le flow hip hop, la musique celte, les ballades pour faire chavirer les foules. D’ailleurs le titre « Perfect » pourrait devenir un nouveau tube romantique incontournable pour déclarer son amour lors des mariages. Afin de contredire les mauvaises langues qui auraient pu dire que l’artiste se reposait sur ses lauriers en ne faisant que ce qu’il savait faire, Ed Sheeran est sorti de sa zone de confort. AInsi, il s’est essayé à de nouvelles sonorités : blues (« Dive »), latines (« Barcelona »), ou encore la world music (« Bibia Be Ye Ye »). 


Ed Sheeran qui est, actuellement, le meilleur artiste de la scène pop (comme en témoigne, encore, sa tournée mondiale sold-out), risque de l’être, encore, pendant quelques années tant son nouvel album impose tout son talent. Sa bonne humeur, sa simplicité, son talent, son look (le rouquin tatoué), ont conquis le public. Que l’artiste profite de ces moments ! En attendant le suivant, Ed Sheeran est le « Roi de la Pop » ! 

mardi 7 février 2017

Lady Gaga a enflammé le Super Bowl !




Dans la nuit de dimanche à lundi s’est déroulé l’événement sportif le plus regardé au monde : le Superbowl ! La finale du championnat de football américain (NFL) opposait les Patriots de New England contre Atlanta. Tom Brady, le Quaterback des Patriots a été le héros du match en offrant la victoire à son équipe. Cependant, ce ne fut pas le seul événement de la soirée… 

En effet, comme le veut la tradition, le show se déroule pendant le match mais aussi pendant la mi-temps… Les annonceurs paient chèrement leur place pour dévoiler leurs pubs événements et les bandes annonces des Blockbuster des prochains mois (cette année : « Pirates des Caraibes », « Transformers », « Baywatch » ou encore  la série « Stranger Things »).  Et bien sûr, le spectacle se déroule aussi sur la pelouse avec le célèbre concert de la mi-temps : cette année, la superstar Lady Gaga a eu les faveurs des organisateurs.

Un peu d'histoire...


Depuis le premier Superbowl (en 1966), il est coutume que la mi-temps soit dédiée à la musique. D’abord, monopolisée par les fanfares, il faut attendre les années 90 avec les New Kids On The Block pour voir la pop music entrer dans la légende de l’événement. La mi-temps sponsorisée par Pepsi (oui, le marketing n’est jamais loin…) devient le terrain de jeu des plus grandes stars de la musique anglo-saxone : Michael Jackson, Phil Collins, Aerosmith, Britney Spears, Shania Twain, Céline Dion, Justin Timberlake, Paul McCartney, The Rolling Stones, Prince, Bruce Springsteen, Madonna, Beyoncé, Bruno Mars, Katy Perry,… La liste non-exhaustive des artistes est impressionnante. Aujourd’hui, les stars se battent pour être l’élu (sauf Adèle, qui aurait refusé la proposition) : il faut dire que l’audience est sans comparaison (plusieurs centaines de millions de téléspectateurs dans le monde). 

Cette année, Lady Gaga a fait le show et sa prestation a été récompensée par des critiques élogieuses et des ventes d’albums (son dernier opus « Joanne ») qui se sont envolées dans les Charts. L’interprète de « Poker Face » en a même profité pour faire passer plusieurs messages. Le premier sur la tolérance qu’elle a toujours prônée (petite attaque à Donald Trump). Le second est, pour le moment, un peu plus flou... Il serait pour la France: les paroles de « Bad Romance », « I Don’t Want To Be Friends » sont devenues « I Don’t Want To Be French »… Vraie déclaration ou simple lapsus alors que ses relations avec notre pays et notre langue ont toujours été au beau fixe ? D'ailleurs, après la démonstration de son talent (scénique et vocal), Lady Gaga en a profité pour annoncer une tournée mondiale qui passera par notre beau pays... 




A qui le tour ?


Quoi qu'il en soit, le show fut une réussite et l’organisation pense déjà à celui de l’année prochaine. Un sondage est en ligne pour connaître l’opinion du public. A l’heure actuelle, les trois leaders du classement sont les groupes Twenty One Pilots, Bon Jovi et Queen. D’après le virage pop pris ces dernières années, on peut s’attendre, plutôt, à y voir une Rihanna ou une Taylor Swift… Réponse dans moins d’un an ! 

PS : vous pouvez participer au vote ci-dessous. Sachez que les résultats n’ont aucune incidence sur le choix de l’heureux élu.


mercredi 1 février 2017

"La La Land", la magie musicale




C’est le film dont on parle en ce moment et qui met (presque) tout le monde d’accord. La comédie musicale américaine « La La land » qui, met en scène, Ryan Gosling et Emma Stone est un succès dans les salles obscures, dans les bacs des disquaires et, bien sûr, dans les prestigieuses compétitions que sont les « Golden Globes » et les Oscars.

Pourquoi un tel succès ?


Tout d’abord, ce film fait du bien. Et par les temps qui courent, on ne peut qu’apprécier autant de légèreté, autant d’insouciance et de rêverie. Ce « feel good movie » est intense, rempli de belles émotions et débordant d’énergie. Réaliser une comédie musicale était un pari dangereux pour le réalisateur Damien Chazelle : comment éviter d’être kitsch et ridicule ? Et bien… Le pari est gagné puisque « La La Land » est bien plus qu’une réussite. On n’est pas loin d’une oeuvre culte !

Le film est un hommage à ses modèles tels que « Singin’ In The Rain », « Un Américain à Paris » ou même « Grease » : il tient même la comparaison. Au delà de la réalisation contemporaine de Chazelle, deux éléments (et non des moindres) hissent le niveau du film : les acteurs et les chansons. Ryan Gosling, Emma Stone (et John Legend), sont excellents et frisent même le génie. Pour ceux qui ne le savent pas, ce n’est pas la première fois que Ryan Gosling pousse la chansonnette : il a fait partie des talents du « Mickey Mouse Club » aux côtés de Britney Spears, Justin Timberlake et Chistina Aguilera. Quelle promotion ! 






Pour les besoins du film, l’acteur a également, pris des cours intensifs de piano. Son travail est récompensé car sa prestation de pianiste de jazz frôle la perfection. Quant à Emma Stone, en actrice à la conquête d’Hollywood, réussit à nous émouvoir dans ce rôle, mais également, pour sa performance de chanteuse. Son interprétation du titre « The Fools Who Dream » lors d’une audition est magnifique. L’alchimie du couple Gosling / Stone est évidente (ce n’est pas la première fois qu’ils partagent la même affiche) et leurs scènes partagées sont remplies d’émotion. Les passages de danse peuvent être drôles, tendres, et pourraient même devenir mythiques. 

Et la musique ? 


« La La Land » est une ode au jazz. « City of Stars », la chanson phare du film, n’est pas un tube, mais son interprétation en fait un titre qui, est en train, de devenir culte. Je peux vous assurer qu’à la sortie de la salle de cinéma, vous fredonnerez ce morceau. La Bande Originale (nommée aux Oscars) rend ses lettres de noblesse à la musique jazz. Tout comme le film, la musique réussit à apporter de la fraicheur et de la contemporanéité à un genre qui semblait difficile à décrasser. 




Alors qu’on pouvait s’attendre à un film kitsch, nous nous retrouvons devant une oeuvre qui devrait marquer son époque comme ont pu le faire ses illustres ainés. Le film donne envie de réaliser ses rêves, de chanter, d’écouter du jazz et de danser dans la rue. Bienvenue à  « La La La Land » ! 

mardi 24 janvier 2017

Le rap est-il l’avenir de la chanson française ?



Maitre Gims, Black M, Jul, Soprano… Depuis quelques années, ces artistes squattent les premières places des meilleures ventes d’albums, et surtout, les tops des titres les plus écoutés. Aujourd’hui, ils sont même devenus des leaders auprès des jeunes. Comment un style musical urbain est devenu la référence dans un marché en crise ?

Bien sûr, le rap n’est pas nouveau et les chefs de file français des années 90 ont aussi obtenus de beaux succès avec des groupes comme IAM, NTM, ou des artistes tels que Doc Gyneco, Somy Bugsy, Passi ou MC Solaar. La vraie différence avec les rappeurs d’aujourd’hui? Ceux des années 90 avaient moins de succès dans les bacs (et encore…) mais (surtout) plus de reconnaissance auprès des médias et des critiques. En 2017, IAM, NTM et MC Solaar sont, ainsi, devenues des légendes de la culture rap / hip hop. En sera t-il de même en 2030 pour Maitres Gims et Jul ? La question mérite d’être posée…

Les rappeurs d’aujourd’hui ne sont plus aussi « hardcore » que leurs aïeuls : leurs textes sont positifs, leur musique est faite pour danser et calibrées pour NRJ (là où les « anciens » étaient réservés aux radios plus urbaines). Récompense ultime : ils sont même parodiés (celle du Palmashow sur Maitre Gims est une réussite et un vrai succès sur youtube). Revers de la médaille les critiques s’acharnent sur eux.

Où est la chanson française ?


Les chanteurs de variété française (dans son sens le plus global) sont, aujourd’hui, placés derrière les rappeurs : M. Pokora, C. Maé, Vianney, bien qu’étant d’excellents vendeurs, sont moins écoutés sur les plateformes de streaming. Les jeunes (principales cibles des maisons de disques) écoutent donc plus Jul que Vianney. Là où dans les années 90, Patrick Bruel était beaucoup plus écouté que NTM… La tendance s’est inversée. Heureusement, les artistes de variété "grand public" écoulent toujours autant d'albums (Renaud, Céline Dion, ...).

La réponse à toutes ces questions est, certainement, que ces nouveaux rappeurs ont enfin un vrai temps de parole dans les médias grands publics : Black M chez Hanouna, Soprano au sein de la troupe des Enfoirés, par exemple. Leurs chansons pourraient être chantées par un chanteur de variété (Renaud Rebllaud, compositeur de nombreux tubes des rappeurs de la Section d’Assaut, est aussi crédité chez Kendji ou Indila) et leurs textes sans violence touchent un plus grand public. Nous sommes bien loin de la voix et des textes de Joeystarr. 

Alors, peuvent-ils vraiment être considérés comme des rappeurs ? 

Ils apportent un côté plus urbain à la chanson française avec un style et un phrasé (un flow) typique mais les rappeurs plus « violents » comme Booba, Rohff restent les vrais rappeurs de la musique en France et restent encore cloisonnés dans leur style et les médias urbains. 

La tournée de « L’âge d’or du Rap » et les retours annoncés de IAM, NTM dans les mois prochains (et celui toujours espéré de MC Solaar) devraient apporter des réponses à ce débat : des rappeurs au style plus urbain avec des textes plus matures et reconnus par les critiques et le grand public !