mercredi 12 juillet 2017

Rencontre avec Priscilla Betti


A l'occasion de la sortie de son nouvel album, "La vie sait", nous avons rencontré la pétillante Priscilla Betti qui revient pour nous sur sa carrière, évoque les difficultés de l'industrie musicale actuelle et nous parle, également, de ses projets dont la date du 13 octobre à "L'Alhambra" de Paris. 

Bonjour Priscilla. Tout d'abord, pourquoi avoir ajouté votre patronyme, "Betti" pour cet album ?

Je trouvais que c'était dans l'évolution des choses comme mon changement physique, musical... Et puis, c'est mon nom de famille, je l'aime bien (rires)

Pour cet opus, "La vie sait", vous avez collaboré avec Nazim Khaled (Amir), Slimane ou encore Marvin Dupré, comment avez-vous rencontré ces artistes ?

J'ai rencontré tout ce beau monde grâce à mon producteur "Famous Farmer" lors d'un séminaire d'artistes. Ma rencontre avec les producteurs et la découverte des textes s'est faite en studio.

Comment avez-vous choisi les titres de l'album ? Savez-vous reconnaître un tube d'une bonne chanson ?

J'ai choisi les titres à la première écoute. Ca a été des coups de coeur pour certains, un super bon feeling pour d'autres et pour certains l'aventure ! En disant ça, je pense à "On pourrait" ou encore "Au fil de ma vie" parce que la maquette à la première écoute n'était pas du tout la couleur d'aujourd'hui. C'était un challenge de pouvoir les ramener à mon univers pop.

Quels sont, selon vous, les tubes les plus radiophoniques de "La vie sait" ?

"Laissez-moi rêver", "T'es beau mais t'es toi", "Nuits blanches", "On pourrait", mais je trouve qu'elles ont toutes un potentiel radio (rires)




L'album est entré, seulement, à la 59ème place du Top Albums (tous supports confondus) puis 168ème, 167ème, et sorti du Top 200. Etes-vous déçue par le lancement de l'opus ? Comment l'expliquez vous ?

J'ai été 3ème en variété française et 16ème du Top en tous genres. Il y a eu très peu de promotion mise à part mes apparitions dans les magasins "Cultura" et certaines radios locales. C'est un peu compliqué pour faire sa place quand les médias ne nous suivent pas. Je ne suis pas déçue : mon public me fait de bons retours, et prennent du plaisir à l'écouter, et ça, c'est ma plus grande satisfaction !

Lorie, Alizée ont connu des succès très jeunes (et vous, encore plus jeune !), et peinent, aujourd'hui, à retrouver le succès. Pensez-vous que vos noms peuvent être un frein pour la suite de vos carrières ? 

Le public a très bien accepté mon évolution et sont dans l'attente de prochains projets. Je les sais impatients d'être au 13 octobre, date à laquelle, je me produirai sur la scène de l'Alhambra à Paris. Tout ce que j'ai fait auparavant fait partie de mon patrimoine musical. Il faut avancer avec les années et les modes qui passent : c'est le jeu !

Vous sortez de plusieurs showcases à l'occasion du "Cultura Music Tour". Comment se sont déroulées vos retrouvailles avec votre public ?

Comme je le disais juste avant, ce furent de beaux moments partagés avec mes fans : la "Team Betti" ou même de nouvelles personnes qui m'ont découverte dans "Flashdance" ou "Danse avec les Stars". Il y a dans nos rencontres beaucoup de bienveillance, de soutien pour la suite et surtout, beaucoup de cadeaux et de lettres !




Je vous avoue que j'ai été surpris par les sonorités pop de l'album. Après vos covers de "Hold On I'm Coming Home", "I'm Outta Love" ou votre version piano-voix de "Teste Moi", je vous attendais dans un univers soul qui aurait mis beaucoup plus votre voix en valeur. Pourquoi ne vous êtes-vous pas dirigée vers cette direction? Le regrettez-vous ?

J'ai pu faire des essais sur des sons plus soul que j'ai gardé dans ma boîte secrète... J'aime toujours ce style et je compte bien y revenir ! Mais pour un retour musical aussi important que celui-ci, il fallait rester dans un univers pop avec des influences différentes, ce qui m'amènera, peut-être, vers une nouvelle direction...  Et je ne regrette pas. Comme je dis toujours : "Step by Step"...

Beaucoup savent que vous avez décidé de ne pas inclure les chansons écrites par Benjamin Biolay car elles ne collaient pas avec les nouveaux titres de cet album. Quelle était la sonorité de ces titres ? Pourquoi ne pas les sortir ?

Justement, elles étaient pop/soul. Les arrangements étaient faits avec un piano Rhodes de l'époque ! Il fallait faire des choix de direction.

Quels sont les artistes que vous aimez le plus et qui vous influencent ?

Selah Sue, Clara Maguire, Ed Sheeran et Alicia Keys.

Comment vous imaginez vous dans 10 ans ?

Je m'imagine toujours sur les planches avec de nouveaux albums, des concerts, des duos avec d'autres artistes : continuer ma vie d'artiste !

Vous serez en concert le 13 octobre prochain à l'Alhambra. Savez-vous déjà ce que vous y chanterez ? Quelles seront vos anciennes chansons dans la setlist ? Des idées de reprises ?

Il y aura les titres du nouvel album, des reprises et peut-être de la surprise avec de la danse... Pour l'instant je me pose encore des questions sur les reprises et les clins d'oeil... 




Vous détenez encore le record de l'artiste la plus jeune à avoir rempli l'Olympia. Pensez vous voir ce record battu ? Aimeriez-vous y retourner sur cette scène mythique ?

Apparement, je serais la 2ème plus jeune. "Le Petit Prince" est passé avant, je crois. Mais avec une comédie musicale, c'est différent. Evidemment, ce serait un honneur de pouvoir le refaire adulte - femme, en ayant davantage conscience des choses et de l'ampleur de cette salle. 

Pour conclure cet entretien, j'aimerais savoir quel est le premier album que vous avez acheté et le premier concert auquel vous avez assisté ?

Le premier concert c'était "Roméo et Juliette" et le premier disque c'était Yannick, "Ces soirées là".

Merci beaucoup Priscilla !
Mickaël Maillard

samedi 24 juin 2017

Rencontre avec Maude



Révélée, il y a quelques années, par l'émission "Les Anges" sur NRJ 12, Maude a depuis quelques tubes à son actif tels que "Rise Up", "Trumpets" (feat.Jason Derulo), "Donne moi le La" (Feat. Big Ali) ou encore "Love Is What You Make Of it".
A l'occasion de la publication de son nouveau titre "Looking For Peace", nous avons rencontré la demoiselle qui nous parle de ses succès, de ses doutes et de la réalité de la vie d'artiste...


Qu'avez-vous fait depuis la fin de la promotion de votre second album ? Combien d'exemplaires en avez-vous vendus ?


Après l'exploitation de "Poparoïd", j'étais épuisée par 3 ans non stop de travail! J'avais besoin de me reposer, de vivre, de me recentrer pour mieux avancer!
Je ne sais pas combien d'albums j'ai vendu, les chiffres m'intéressent peu, mais pas autant que l'album ne méritait, ça c'est sur! (rires)



Vous êtes revenue récemment avec un nouveau titre, "Looking For Peace". Parlez nous de cette chanson...

J'ai été très marquée par tous les tristes événements que nous avons connus en 2015. Je m'intéresse aussi beaucoup à l'actualité mondiale depuis toute jeune, je suis très humaine et très sensible! Le monde dans lequel on vit me paraît souvent absurde et violent! Parfois il me laisse vraiment démunie et malheureuse. C'est ce que raconte "Looking For Peace": quand on regarde autour de soi en se disant "mais pourquoi toutes ces horreurs?" Et que malgré tous nos efforts, toute notre réflexion, on y trouve aucun sens! Malgré tout cela, je reste une optimiste et une personne positive, donc je ne peux pas me résoudre à être trop sombre, parce qu'il y a du beau aussi autour de nous, un peu partout, à qui veut bien le voir! D'où le clair obscur du morceau!
J'ai écrit le texte au printemps 2016, puis j'ai collaboré avec mes amis du groupe The city pour la prod! On a fait presque 40 versions! (rires) J'adore bosser avec eux!

On retrouve la "patte Maude" : sons r'n'b, passages en anglais. Vous faites, ainsi, le lien entre vos débuts et le prochain opus. Que pouvons nous attendre de cet album ?

Je crois que j'ai toujours fait de la musique pop, je ne calcule finalement pas si c'est funk, rnb ou autre! 
Je ne sais pas s'il y aura un troisième album, pour être honnête, je ne crois pas en avoir envie pour le moment! Je ne veux pas dire "jamais" mais j'ai envie d'explorer d'autres horizons musicaux maintenant . Me réinventer, être libre, être autre!



J'ai beaucoup aimé votre chanson "Jamais". Je trouve qu'elle avait le potentiel pour être un vrai tube et j'ai le sentiment que si Tal en avait été l'interprète elle en aurait suivi le chemin. Etes vous d'accord avec moi ? Pourquoi être si peu soutenue par les radios (hors NRJ) et chaînes musicales ? Pensez vous payer votre image "NRJ" et "Anges" ?

Merci pour le compliment! 
C'est dur pour moi de pouvoir analyser les succès et échecs! Je ne peux pas dire que mon nom est un frein à lui seul puisque je compte quelques tubes à mon actif, ce qui est assez incroyable avec mon parcours atypique! Certains artistes ont 10 ans de carrière et on peut difficilement fredonner plus d'un ou deux de leurs titres! Moi en deux ans, j'en avais déjà imposé 3, c'est énorme! 
Après je ne peux pas nier que parfois, j'ai eu l'impression d'être un peu snobée, parce que je venais de la TV réalité, ça m'a fermé des portes c'est certain, surtout en TV!
Par contre avec les radios on a toujours bien bossé, partout en France! Et contrairement à ce que beaucoup croient, NRJ ne m'a pas toujours soutenu, ils jouent mes titres quand ils les aiment, mais c'est pas systématique! Dommage d'ailleurs (rires)

Demain on vous propose de revenir en arrière : referiez vous les "Anges" ou vous dirigeriez-vous plutôt vers un programme tel que "The Voice" ?


Je ne peux pas revenir en arrière, mais je ne suis pas du genre à avoir des regrets. Je ne voulais pas faire de TV à la base quoiqu'il en soit, et je doute fortement que "The Voice" m'aurait apporté plus que les anges, hormis une accolade plus prestigieuse après mon prénom que "des anges" 

N'avez-vous pas l'impression que vous devez en faire plus que les autres chanteuses, que vous devez prouver à chaque fois que vous n'êtes "pas qu'un ange" (ndlr : paroles de "Jamais") mais bel et bien une vraie artiste ?

J'ai eu cette impression au début oui, je devais prouver que j'étais talentueuse et que je méritais ma place ! Effectivement y aura toujours des gens qui n'aimeront pas ma musique par principe, dans une logique hypocrite et bête, mais ça n'est pas tout!
Je ne mettrai jamais mes échecs sur le dos des autres uniquement, on a toujours une part de responsabilité aussi! Parfois je regarde mon travail rétrospectivement, et je m'auto critique sévèrement! J'aurais pu faire plein de choses mieux! 
Après, je ne laisse pas les autres me définir, et c'est très important! 100-1000 ou 1 million de personnes peuvent me dire: "Maude tu n'es pas une artiste", je ne vais pas cligner des yeux! J'ai grandi sur scène, j'ai toujours performé et j'ai consacré ma vie à cela, avec ou sans médiatisation, c'est qui je suis profondément: une artiste!

Dans le clip "Jamais", vous déclarez que vous "visez grand". Quel est votre rêve ou votre ambition ?

Ma carrière musicale je la vois différente dans un futur proche! Je la vois plus discrète, plus simple, plus épanouissante, plus libre, plus indépendante! Je me fiche de la célébrité, c'est la reconnaissance de mon art qui m'intéresse, qu'importe si mon nom ou mon visage n'évoquent rien à personne! Mon rêve c'est donc ça: faire de la musique populaire, mais incognito !

Quelle est la chanson que vous auriez aimé écrire ou interpréter ? Un titre que vous enviez à un autre artiste ?

Oh il y en a plusieurs (rires) J'écoute souvent des chansons en me disant "ohhh ça c'est une mélodie de fou"
Il y a "Still Loving You" du groupe Scorpions que je trouve mythique, ou encore "Who You Are" de Jessie J, ou dans un autre délire "Tout donner" de Maître Gims, je trouve la topline incroyable! 

Pour finir cet entretien, j'aimerais savoir, comme je peux le faire à chaque interview, quel est le premier album que vous avez acheté et le premier concert auquel vous avez assisté ? 

Mon premier single c'était un titre de Ace of base. Mon premier album celui de la comédie musicale Starmania! Mon premier concert je crois que c'était la Star Academy avec mes copines haha! Me suis rattrapée depuis!  

Merci beaucoup Maude.

Merci à vous! 

mardi 13 juin 2017

Frero Delavega : un petit tour et revient ?



Voilà, la belle histoire des Frero Delavega s’est conclue ce vendredi 9 juin à Bordeaux, la ville où tout avait commencé. Le duo Jeremy Frérot et Florent Garcia (Delavega) s’est séparé à l’issue de ce dernier concert sold-out. Pour quelles raisons ? Florent se sent étouffé par tout ce succès et souhaite retrouver un peu de calme et se ressourcer auprès de ses proches alors que Jérémy souhaite poursuivre sa route musicale en se lançant en solo.

Que restera t-il de ce duo révélé par le programme "The Voice" ? 


Des tubes (« Sweet Darling », « Le chant des sirènes », « Ton visage », « Le coeur éléphant », « A l’équilibre »), l’image de gars sympathiques, de la bonne humeur, et des cheveux ! Avec leur look à la cool, leurs guitares sèches, les Frero Delavega ont apporté un vent de fraicheur sur la chanson française comme avait pu le faire Christophe Maé, il y a quelques années. 

Lors de ce dernier show, Jérémy a interprété une chanson, "Ceci n'est qu'un au  revoir" en hommage à son compagnon de route qui a bouleversé tout le public. 



Que pouvons nous attendre à présent ?


Il est certain que Jérémy va continuer à faire parler de lui (et pas que dans les pages people…) puisqu’il devrait, vite, entamer sa nouvelle carrière en surfant sur le succès du groupe. Ce serait étonnant, d’ailleurs, qu’il revienne avec un son très différent de ce qu’il a pu faire. Les sonorités pop-folk devraient continuer de résonner ! Il est également, prévu, qu’il joue dans le nouveau film de Fabien Ontoniente (la saga « Camping »). Son avenir s’annonce radieux puisque les fans du duo devraient le suivre pour cette nouvelle aventure. 

Est ce vraiment la fin du duo ?



Bien sûr que leur amitié bien plus que sincère continuera de vivre. Bien sûr que Florent a besoin de se retrouver et de se ressourcer mais on peut penser qu’il ne sera jamais loin de Jérémy Frérot et que, certainement, on les retrouvera à chanter ensemble sur scène. Et qui sait ? Le duo pourrait se reformer dans quelques années. Ce ne serait pas la première fois que des groupes se reforment pour retrouver le public. 

lundi 17 avril 2017

Harry Styles des One Direction se lance en solo... et c'est bon !






Je vous vois déjà devant votre ordinateur devant ce titre d’article. Mais qu’est ce qui lui arrive ? Comment peut-il mettre dans la même phrase « One Direction » et « bon » ? Et pourtant…

Il y a quelques jours le plus chevelu des One Direction a surpris son monde en dévoilant un premier titre en solo. Exit les chansons aux mélodies faciles des One Direction, pas de titre qui surfe sur la vague r’n’b langoureuse du moment (The Weeknd ou son ex partenaire Zayn Malik). Harry Styles a choisi de prendre tout le monde à contre courant.

Depuis le début du groupe, Harry Styles apparaissait comme le plus fort potentiel des One Direction. Bon chanteur, auteur-compositeur, télégénique, le Britannique était porteur de beaucoup d’espérance. Premier signe d’une nouvelle orientation à sa carrière : l’interprète de « Best Song Ever » a réussi le casting (oui, il a du passer un casting !) du nouveau film de Christopher Nolan, « Dunkerque ». On imagine mal le réalisateur de la trilogie « The Dark Knight » choisir Harry Styles juste pour avoir un chanteur connu dans son film. Ce n’est pas le genre de la maison et il a vraiment pas besoin d’une telle exposition pour faire exister son nouveau film !

"Sign Of The Times", un choix surprenant et gagnant !


Pour lancer sa nouvelle carrière, Harry Styles a choisi un titre surprenant… « Sign Of The Times » ne répond pas aux critères des tubes radio du moment. Plus de 3 minutes, pas de beats pop - r’n’b’, le titre n’est pas le plus accrocheur et le plus commercial du moment. Et pourtant, celui-ci est devenu numéro 1 dans le monde. Il faut l’avouer : c’est mérité. La mélodie est belle, la petite guitare électrique fait du bien aux oreilles, le final est grandiose (surtout sur la version live) et la voix tantôt aigue tantôt grave montre que Harry Styles est un bon chanteur. L’artiste a misé sur la sobriété : grand bien lui en a pris.



Sur le plateau de Jimmy Fallon pour « SNL » aux Etats Unis, l’artiste a chanté pour la première fois en live ce titre. Pas de playback, accompagné d’un groupe musicien, look so British : là encore, Harry Styles enchaîne les bons choix pour sa carrière. Durant l’émission, l’artiste a dévoilé un second extrait de son futur album, qui sera publié le 12 mai prochain. Guitare à la main (car en plus, il est aussi musicien…), Harry a interprété « Ever Since New York ». Toujours à contre courant des canons musicaux du moment, l’artiste montre qu’il faudra compter avec lui. 




Sur quel chemin marche Harry Styles ? Est-ce celui de Robbie Williams et Justin Timberlake qui nous ont prouvé qu’on pouvait sortir d’un boys band et avoir du talent et du succès en solo ? Si ce dernier est au rendez-vous, acceptera t-il de refaire partie de son groupe ? Arrivera t-il à convaincre un plus grand public que celui des jeunes filles (cible phare du groupe) ? Seul le temps nous le dira mais s’il continue de faire les bons choix pour sa carrière, nul doute qu’il saura faire oublier le petit garçon à la mèche rebelle de ses débuts ! 

samedi 25 mars 2017

Rencontre avec Aude Henneville






A l'occasion de la publication de son nouveau titre, "On m'avait dit", nous avons rencontré Aude Henneville, la finaliste de la première saison de "The Voice".

Pouvez-vous nous présenter votre parcours avant votre participation à l'émission de TF1, "The Voice" ?

J'ai commencé à écrire et à composer en 2004. L'année suivante, j'ai participé aux "Rencontres d'Astaffort", présidées par Francis Cabrel, en qualité d'auteur. En 2006, j'ai fait mon premier CD autoproduit qui, d'ailleurs, n'est plus disponible. Puis, j'ai fait une tournée avec l'équipe de "Yamaha" pour présenter leurs nouveaux instruments. En 2008, j'ai fait la tournée de la "Française des Jeux", écrit et composé le final de celle-ci. Entre 2009 et 2011, j'ai écrit et composé un conte musical pour enfants ("Le fabuleux rêve d'Amélie), écrit pour moi, pour d'autres artistes, enregistré et fais quelques dates. Enfin, en 2012, j'ai participé à "The Voice".

Que vous a apporté l'émission de TF1 ?

Une visibilité certes, mais elle m'a surtout permis de mettre les deux pieds dans la musique. Depuis l'émission, je suis intermittente du spectacle et je vis de ma musique.

Si vous pouviez revenir en arrière, referiez vous "The Voice" ?

Sans hésitation, oui ! J'ai fait de belles rencontres. Je pense, notamment, à Claude Cyndecki, qui m'a fait confiance et m'a donné la chance de venir défendre mes chansons en 1ère partie de "Stars 80", pendant près d'un an. Plus de 80 dates qui se sont achevées à Bercy devant 17 000 personnes. Ca a été une expérience incroyable que je ne suis pas prête d'oublier.

Beaucoup de talents de l'émission se plaignent de l'importance donnée aux membres du jury alors que vous les croisez peu. Quelle est la réalité ?

Personnellement, je ne m'en suis jamais plainte. Mais il faut bien avouer que derrière les coachs, il y a des co-coachs. Ce sont eux qui font tout le travail. Ils nous encadrent, nous conseillent... La logique des choses voudrait que tout le mérite leur revienne.



En 2015, vous avez sorti votre premier album. Que retenez vous de cette expérience ?
Ca faisait un moment que je trépignais d'impatience de sortir ce premier album. J'ai pris tout mon temps pour le concocter. C'est un album qui me correspond à 200%. J'y ai mis tout mon coeur. J'ai de superbes musiciens qui ont adoré y participer (Hervé Brault, Jean-Yves D'Angelo, Robert Legall, Laurent Vernerey, Loïc Pontieux, Christophe Maé, Lionel Suarez).

Combien d'albums avez vous vendus ? Est-ce que les ventes et les concerts vous permettent de vivre de la musique ?

Il faudra interroger ma production pour connaître les ventes. Pour le moment, j'arrive à en vivre, mais ce n'est pas chose aisée. Après les doutes et les remises en questions, je fais en sorte de toujours donner le meilleur de moi-même pour continuer dans cette vie qui me passionne.

Regrettez-vous l'absence de soutien de TF1, des membres du jury, y compris votre "coach" Louis Bertignac, lors de la promotion de cet album ?

C'est dommage. On vit quelque chose de très fort pendant l'émission, et un jour, tout s'arrête... La nouvelle saison débarque... et on se sent comme "étranger". Toutefois, connaissant le milieu un peu particulier de la musique, ça ne me choque pas outre mesure. J'aurai, effectivement, aimé un peu plus de soutien. Cela ne m'empêche pas pour autant d'avancer... Au moins, je sais que tout ce que je mets en oeuvre est uniquement lié à mon travail.

Qu'avez-vous fait depuis la fin de la promotion de l'opus ?

Des vacances ! C'est important de prendre le temps de se ressourcer pour mieux repartir... Autrement, je continue d'écrire, de composer, autant que je peux... Je démarche, également, par mail ou via les réseaux sociaux. Trouver des événements, des festivals, des concerts n'est pas une tâche facile. 



Vous venez de sortir un nouveau single intitulé "On m'avait dit". En plus de vos influences pop-folk, on ressent des nouvelles sonorités country. Est ce une nouvelle orientation musicale ?

Il est vrai que des instruments comme le banjo ou encore la steel-guitar ont une connotation "country", et même si j'aime ce type de musique, je pense toutefois rester dans un univers classique chanson française folk. 

Que pouvez-vous nous dire sur ce nouvel opus ? 

Je prépare, actuellement, une sortie d'EP qui viendra accompagner mon single "On m'avait dit", fraichement publié. D'un aspect couleur, je reste dans ce que j'aime faire : la folk. J'ai laissé la réalisation à Hervé Brault, qui avait fait un excellent travail sur mon précédent album "A part ça tout va bien". Pour ce qui est de la sortie, je la désire au mois de Mai, mais je n'ai pas encore arrêté de date.

Quel serait votre rêve ultime pour votre carrière musicale ?

Vu la conjoncture actuelle et la difficulté du milieu, si je pouvais continuer à vivre de ma musique, ce serait le plus beau cadeau.

Demain, vous rencontrez le même succès qu'un Kendji. Vous sentez-vous prête à vivre cette expérience et à affronter tout ce qu'il y a autour ?

C'est tout ce que je me souhaite... Je serai juste obligée d'agrandir mon groupe !!! (rires)

Comment vous voyez vous dans 10 ans ?

Il est déjà tellement difficile de se projeter d'une année sur l'autre...

Dernières questions : quel a été le premier album que vous avez acheté et le premier concert auquel vous avez assisté ?

Le tout premier album doit être celui de Sting. Quant au concert, c'est celui de Francis Cabrel.

Merci Aude. J'espère que nous pourrons nous revoir à l'occasion de la sortie de votre EP.

Plaisir partagé !

Mickaël Maillard

samedi 18 mars 2017

"The Voice" : seule la voix compte ?




Depuis quelques semaines, l’émission phare de TF1 est revenue sur nos écrans. Comme chaque année, les audiences sont un succès. Les clés de la réussite : un concept novateur (le jeu des sièges est révolutionnaire), un jury compétent et télégénique, et des voix… Ici, pas de casserole : que des grandes voix.

Cependant, « The Voice », programme international, était surtout connu pour ne jamais lancer de carrière. Aucun « talent » n’avait connu le succès à travers le monde. Sauf en France… Depuis son lancement, l’émission a révélé Louane, Kendji Girac, Slimane, Luc Argobast, les Frero Delavega, Amir ou encore Claudio Capéo. Aujourd’hui, ces artistes ont vendu des millions d’albums, rempli des zénith ou même gagné des récompenses (NRJ Awards, César, ...). L’objectif de « The Voice » est de repérer les futurs artistes en ne les jugeant que sur leurs voix… Tout du moins, au début de l’émission puisque, plus tard, les choix peuvent se faire sur d’autres critères…

Un artiste peut-il être qu’un bon interprète ?


Nikos Aliagas, l’animateur de l’émission aime répéter que « seule la voix compte ». Est-ce vraiment le cas ? Peut-on faire carrière dans la musique, et plus particulièrement, dans l’univers de la pop actuelle en ayant qu’une « belle voix » ?

Aujourd’hui, il semble difficile pour un artiste de n’être qu’un « bon chanteur » pour réussir dans l’industrie musicale. Est ce que les Katy Perry, Rihanna ou Shakira auraient le même succès si elles avaient eu le physique moins avantageux de Susan Boyle ? Et inversement, Susan Boyle aurait-elle eu plus de succès si elle avait eu la plastique de ces « pop stars » ? Bien sûr, on peut aussi se dire que l’artiste britannique n’a pas eu la chance d’avoir les mêmes compositions que ses consoeurs américaines. Il y a, aussi, les exceptions telle que Adèle qui ne rentre pas dans les canons de la beauté actuelle mais quelle voix...

En France, la réalité n’est pas aussi forte qu’aux Etats-Unis où l’image est plus importante. Beaucoup de nos chanteurs ou chanteuses ont (ou ont eu) un physique avantageux et ce, depuis le début de l’industrie musicale (années 60) : Johnny Hallyday, Claude Francois, Sylvie Vartan, Mike Brant, Marc Lavoine, Patrick Bruel, Nolwenn Leroy, ou encore Matt Pokora pour ne citer qu’eux. Tous ces artistes, bien qu’ayant de grands talents artistiques, sont aussi connus pour leur plastique. Est-ce que Matt Pokora aurait le même succès s’il avait eu le physique de Gérard Jugnot ? 


L’exception culturelle française


Evidemment, dans notre pays, nous avons également connu des artistes à succès qui n’étaient pas taillés pour les défilés de mode tels que Charles Aznavour, Edith Piaf, Georges Brassens, Francis Cabrel, ou encore Alain Souchon. Ces grands artistes ont misé sur d’autres atouts : leur écriture, leur voix ou encore leur personnalité. Il est évident qu’un chanteur au physique avantageux peut avoir aussi des qualités artistiques. D’ailleurs, les « artistes » qui ont tout misé sur leur physique restent rarement sur le devant de la scène sur la longueur. Dans cette catégorie, on peut penser aux boys-bands français des années 90, par exemple, qui étaient plus connus pour leurs abdos que leurs prouesses vocales (à la différence des groupes anglophones qui avaient les deux). 

L'exemple de Céline Dion est aussi remarquable. L'artiste Québécoise est, on le sait, une des plus grandes interprètes au monde. Elle pourrait chanter le bottin téléphonique (qui n'existe plus d'ailleurs...) que ce serait un succès! Pour conquérir le monde, son mari, René Angélil, l'avait complètement relookée (opérations dentaires, changement de coupe de cheveux et de vêtements). Pourrait-on imaginer Céline Dion interpréter "My Heart Will Go On" avec son physique des années 80 ?

Oui, le physique compte forcément, surtout dans notre société. Cependant, en France, il ne suffit pas. Il semble impossible dans notre pays d’avoir un chanteur ou une chanteuse faire une grande carrière en réalisant des concerts entièrement en playback et misant tout sur des artifices (physique, danse, …). Certains artistes américains n’auraient pas la même carrière dans notre pays s’ils étaient français… En France, le temps fera toujours son travail et laissera les imposteurs sur le bord de la route : « la beauté est éphémère » mais la voix est éternelle… 


dimanche 5 mars 2017

Ed Sheeran, un homme en or !



Il y a quelques jours, Ed Sheeran a publié son nouvel opus intitulé « Divide ». Premier des ventes dans le monde, records battus sur Spotify : rien ne résiste à l’artiste Britannique.

La pop music est un cycle : chaque décennie un artiste apparaît sur la scène internationale et devient celui que rien n’arrête, celui qui devient l’idole du moment. Cette période, un état de grâce, permet à la star de devenir le numéro 1 et celui que tout le monde s’arrache.

Sur les dernières années en France, on peut penser à des artistes tels que Pascal Obispo, Gérald de Palmas, Calogero, ou encore Raphaël. Quant à Vianney, il peut devenir celui des prochaines années… Aux Etats-Unis, ce rôle est généralement joué par un producteur : Timbaland, Pharrell Williams ou encore Max Martin (on reviendra sur ce phénomène prochainement) sont passés par le stade « Songmaker du moment ». En Angleterre, sur les dernières années, ces artistes qui ont été dans cet état de grâce ont été Robbie Williams, James Blunt, les One Direction et aujourd’hui… Ed Sheeran !

Comment est-il devenu un artiste incontournable ?


L’artiste anglais s’est installé doucement mais sûrement sur le toit du monde de la pop music. Tout d’abord, avec un premier album et le titre « The A Team » qui ont fait découvrir son style si particulier : mélange de pop, folklore irlandais et de hip-hop. Puis est arrivé le raz de marée… Que dis-je, un tsunami ? Son second opus porté par « Sing », « Photograph » et bien évidemment « Thinking Out Loud ». Ce titre (et son magnifique clip chorégraphié) a ravagé les coeurs et fait aujourd’hui le bonheur des mariages partout dans le monde. Cette ballade intimiste a, d’ailleurs, séduit les Charts du monde entier.

Découvrez sa prestation lors du « Rock In Rio 2015 » :



Avant de publier « Divide », Ed Sheeran a prêté sa plume à Taylor Swift (« Everything has Changed »), aux One Direction (« Little Things »), Justin Bieber (« Love Yourself »), à la bande originale de la série « Sons Of Anarchy (« Make It Rain »), Robbie Williams (« Pretty Woman »), ou encore James Blunt (« Make Me Better »). L’artiste est devenu un « hit maker ».

Que vaut son dernier album, « Divide » ?


Les fans de la première heure ne seront pas déçus par ce nouvel opus puisqu’on y retrouve tous les ingrédients d’un excellent Ed Sheeran : la guitare, le flow hip hop, la musique celte, les ballades pour faire chavirer les foules. D’ailleurs le titre « Perfect » pourrait devenir un nouveau tube romantique incontournable pour déclarer son amour lors des mariages. Afin de contredire les mauvaises langues qui auraient pu dire que l’artiste se reposait sur ses lauriers en ne faisant que ce qu’il savait faire, Ed Sheeran est sorti de sa zone de confort. AInsi, il s’est essayé à de nouvelles sonorités : blues (« Dive »), latines (« Barcelona »), ou encore la world music (« Bibia Be Ye Ye »). 


Ed Sheeran qui est, actuellement, le meilleur artiste de la scène pop (comme en témoigne, encore, sa tournée mondiale sold-out), risque de l’être, encore, pendant quelques années tant son nouvel album impose tout son talent. Sa bonne humeur, sa simplicité, son talent, son look (le rouquin tatoué), ont conquis le public. Que l’artiste profite de ces moments ! En attendant le suivant, Ed Sheeran est le « Roi de la Pop » !