samedi 31 décembre 2016

Renaud, l'Homme de l'année 2016



Il ne pouvait y en avoir qu’un. Ca ne pouvait être que lui…

Renaud est bien l’Homme de l’année musicale 2016 en France. Quel retour ! Un nouveau disque de l’interprète de « Mistral Gagnant », c’était un peu un rêve comme peuvent l’être des nouveaux opus de Goldman ou de Polnareff. On en parle chaque année mais on les attend toujours.

Ce retour là était encore, peut-être, plus compliqué tant la situation de Renaud était compliquée : l’envie et la muse de l’écriture l’avaient quittées. Que s’est-il passé pour renouer avec le crayon ? Plusieurs événements : les attentats de Charlie bien sûr, la force de persuasion de Grand Corps Malade et le succès de « La Bande à Renaud ». La tendresse et la rage de Renaud ont, de nouveau, pu s’exprimer.

Les attentes étaient grandes mais la surprise des résultats l’est tout autant. Plus de 670 000 albums écoulés, l’album « RTL de l’année », une tournée couronnée de succès, une autobiographie devenue best-seller et des émissions complètes consacrées. Renaud était partout.  Dorénavant, ses nouveaux titres côtoient ses plus belles chansons en radio.

Le public et les critiques sont d’accord : nous avons retrouvé notre Renaud avec ses blessures, ses failles, sa rage et toute sa douceur. Comment pouvait-il douter que le public n’allait pas être au rendez-vous ?

Comment pouvions nous imaginer ce raz de marée ?

L’attente était, il est vrai, longue, mais le résultat explique aussi ce succès. Les chansons sont bonnes. Renaud n’a rien perdu de sa plume. Le premier titre, « Toujours vivant », avait tout d’un tube. L’album contient tout ce qu’on attend d’un Renaud :  une chanson sur sa petite-fille, un titre pour son jeune fils, un hommage à ses amis de « Charlie Hebdo », ou encore, sa plus belle chanson écrite pour son ex-compagne Romane Serda (« Dylan »). Tout ce qu’on aime chez Renaud. 


Alors que la tournée s’étend sur 2017, qu’un album pour enfant devrait être publié (avec Renan Luce), on peut confirmer que Renaud est bel et bien vivant et que ce retour triomphal augure de belles nouvelles créations pour ces prochaines années. Souvenez vous qu’un Phoenix ne meurt jamais, il renaît toujours de ses cendres…

vendredi 30 décembre 2016

Que vaut Bon Jovi sans Richie Sambora ?



Imaginez Mike Jagger sans Keith Richards, Steven Tyler sans Joe Perry ou encore Bono sans The Edge ? Difficile d’imaginer ces leaders de groupes mythiques sans leur bras droit - guitariste ?
Et pourtant c’est ce qui est arrivé au groupe Bon Jovi, il y a deux ans, avec le départ de Richie Sambora.

Tout d’abord, un peu d’histoire pour ceux qui ne connaitraient pas le groupe légendaire du New Jersey. Formé en 1983 sous la direction de Jon Bon Jovi, le groupe traverse les décennies en sachant se renouveler constamment tout en gardant un son qui lui est propre. La marque de fabrique du groupe : des hymnes taillés pour les stades (« Livin’ On A Prayer », « You Give Love A Bad Name », « Keep The Faith », « It’s My Life », …) et des ballades épiques          (« Always », « I’ll Be There For You », « This Ain’t A Love Song).

Cependant durant les années 2000, et alors que le groupe, continue d’enchaîner les tournées sold-out (plusieurs records annuels) et des albums numéro 1, le duo formé par Jon Bon Jovi et Richie Sambora affiche des faiblesses. Le second nommé, alors qu’il est le compositeur et l’âme du groupe, disparait, peu à peu, des crédits des chansons choisis sur les opus. Et surtout, ses différentes addictions (alcool, drogue, femmes) l’éloignent du groupe : il manque, par exemple, quelques concerts pour entrer en réhab lors de la tournée « The    Circle ».

Lors de la tournée « Because We Can » (qui fait suite à l’album du même nom où il est que trop peu crédité), Richie quitte le groupe quelques heures avant un show à Calgary. C’est fini. Mais est-ce vraiment la fin de Bon Jovi ?

Il y a quelques semaines, le groupe a sorti un nouvel album intitulé « This House Is Not For Sale ». Richie Sambora est remplacé par le guitariste Phil X, mais surtout par John Shanks. Celui qui a pris, peu à peu, sa place de co-auteur des chansons de la bande depuis quelques années. Ce producteur connu pour ses oeuvres country (Miley Cyrus, Jessica Simpson, …) accompagne, dorénavant, le groupe. 

Que retenir de ce dernier album ?

Ce serait mentir de dire que ce nouvel opus n’est pas bon. Certaines des chansons sont mêmes excellentes telles que « Born Again Tomorrow », « The Devil in The Temple » ou encore « We Don’t Run » (déjà présente sur l’album « Burning Bridges »). Cependant, on va surtout regretter la présence de titres trop country chers à Shanks (l’album « Lost Highway » suffisait!) et le manque de guitare. Oui, l’absence de Richie Sambora montre les limites du groupe : ses solos, ses choeurs, ses compositions et son charisme font cruellement défaut à cet album. Bon Jovi sans Richie Sambora n’est plus tout à fait Bon Jovi.

Et pendant ce temps-là que fait Richie Sambora ? Depuis plus de deux ans, ses fans attendent son nouvel album enregistré avec Orianthi, guitariste australienne considérée comme l’une des génies de son art. D’ailleurs de nombreux fans considèrent que l’ancienne guitariste de Michael Jackson comme la principale cause du départ de Sambora. Depuis qu'ils sont en couple, elle l’entrainerait dans sa chute et dans ses vieux démons pour lancer sa carrière qui peine aux Etats-Unis… Serait-elle la Yoko Ono de Bon Jovi ? Peu importe, l’opus devrait arriver en 2017 et aucun retour de Richie Sambora auprès de Tico Torres, David Bryan et Jon Bon Jovi n'est prévu à l'horizon.

De son côté, le groupe du New Jersey continue d’enchainer les vidéos pour promouvoir le dernier album et une tournée (américaine pour le moment) est d’ores et déjà prévue pour 2017. Le talent et l’attractivité de Jon Bon Jovi permettent à son groupe de continuer à être au haut de l’affiche et à rester l’un des plus grands groupes de rock de l’histoire de la musique ! 

mercredi 14 décembre 2016

"Notre Dame de Paris" au Palais des Congrès (Paris)




Le 23 novembre dernier, la plus grande comédie musicale française était de retour dans son jardin!

18 ans après sa première représentation dans ce même Palais des Congrès, « Notre Dame de Paris » faisait, de nouveau, résonner ses cloches.
Exit les Garou, Hélène Ségara, Patrick Fiori, ou autres Julie Zenatti, seul reste Daniel Lavoie dans son rôle de Frollo.

Que retenir de cette nouvelle version ?

Tout d’abord, ceux qui ont découvert le spectacle à la fin des années 90 ne seront pas dépaysés. Il s’agit du même décor, des mêmes chansons, de la même mise en scène et… des mêmes voix… Le mimétisme vocal est poussé à son paroxysme. Comment ne pas penser aux artistes et interprètes originaux en écoutant les nouvelles voix de Phoebus, Grégoire, Fleur de Lys ou encore de la belle Esméralda ? 

Bien sûr le public ne voulait entendre qu’une seule voix : celle d’Angelo Del Vecchio, le nouvel interprète de Quasimodo. Difficile de passer derrière la voix si particulière de Garou. L’artiste d’origine italienne possède, il est vrai, une grande voix roque et grave, mais on lui demande tellement de ressembler à l’interprète d’origine qu’il va chercher les « rrrrrrr » en fin de phrase qu’on à l’impression qu’il va vomir ses tripes sur scène. Il n’a pas besoin d’imiter Garou pour toucher le public… 

Mention spéciale à Jay qui remplace, à pied levé, Luck Mervil dans le rôle de Clopin, le sans-papier, avec des titres qui sont encore, très actuels (« Nous sommes des étrangers, des sans papiers, des hommes et des femmes sans domicile »…). L’artiste n’en est pas à son premier essai puisqu’après avoir commencé sa carrière au sein du groupe vocal « Poetic Lovers », Jay a joué dans « Cindy » (pas la plus grande réussite de Plamondon…), partagé l’affiche avec Tina Arena (« Tu me retrouves un peu ») ou au sein du trio « Vigon - Bamy - Jay ». Dommage q’il n’ait jamais tenté sa chance en solo car son timbre de voix si particulier mériterait plus de lumière!

Et les chansons ? 

Toujours les mêmes, elles n’ont pas changé. L’émotion donnée par les mots de Luc Plamondon est intacte. Comment résister à ce plaisir de ré-entendre « Le Temps des Cathédrales », « Vivre », « Déchiré », « Danse mon Esmeralda », « Dieu que le monde est injuste » et bien sûr… « Belle », l’un des plus grands succès de la chanson française. Le spectacle marque de son empreinte cette nostalgie des années 90 qui commence à pointer son nez. 

« Notre Dame de Paris » en choisissant de ne pas subir de lifting montre à ses nouveaux concurrents qu’on peut faire de beaux spectacles sans investir dans de grands écrans géants, sans avoir des chansons passe partout : les chansons de « NDP » ne peuvent servir qu’a ce spectacle pendant que les dernières créations françaises (« Le Roi Soleil », « Le Roi Arthur », « Les 3 Mousquetaires », …) ont des titres inter-changeables entre elles… Une belle leçon à tirer : on peut remplir des salles avec des titres qui ne sont pas calibrés pour plaire aux auditeurs de NRJ …

« Notre Dame de Paris » peut continuer longtemps à faire sonner ses cloches, le succès est encore au rendez-vous (comme en témoigne la nouvelle standing-ovation reçue ce soir-là). Une nouvelle génération peut découvrir la « belle » histoire de Quasimodo et Esmeralda.


lundi 12 décembre 2016

Faisons connaissance...

Bonjour à tous,

Tout d’abord, merci de prendre le temps de lire ce premier article.

Non, ce blog ne sera pas consacré à ma petite personne, il s’agit d’un blog consacré à la musique. 

Vous y trouverez, entre autres, quelques actus, mais surtout, des chroniques d’albums, de concerts, et des interviews.

Qui suis-je pour vouloir vous faire partager mes coups de coeur, mes coups de gueule ?

Je me présente, - non je ne m’appelle pas Henri -, mais Mickaël Maillard. Après mon master en communication, j’ai travaillé comme rédacteur pour Platine Magazine, Nos Tendres Années ou encore JustMusic

A travers toutes ces expériences enrichissantes, j’ai appris à peaufiner ma « plume », à interviewer les artistes, à découvrir l’envers du décor de cette fameuse « industrie musicale ». 

Ce blog, je l’espère, nous permettra d’échanger nos points de vue, nos opinions. A nous faire découvrir de nouveaux artistes. Aussi, j’espère vous réaliser de belles interviews avec des artistes qui nous feront partager leur travail, leurs créations, leurs envies. 

Peut-être que mes articles ne seront jamais lus… Tant pis, l’envie et le besoin d’écrire étaient trop forts! 

Allez finis de parler de moi. Parlons musique, parlons de musique pop. Cette musique populaire (terme si galvaudé…) qui nous accompagne tous les jours. Celle qui nous donne toutes ces belles émotions tout au long de notre vie.

Bonne lecture à tous. Bienvenue dans mon monde musical. 


Mickaël